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Wataru Iwata, Meilleur sommelier ASI d’Asie et d’Océanie

L’oeil sur le titre mondial

Récemment couronné Meilleur sommelier d’Asie et d’Océanie, Wataru Iwata, 29 ans, vit à Kyoto, au Japon, où il travaille comme sommelier chez Wine Bar Cave de K. Wataru a obtenu son diplôme de sommelier ASI en 2016, avant de remporter le titre de Meilleur sommelier du Japon en 2017. Grâce à sa victoire récente, il participera au prochain concours du Meilleur sommelier du monde ASI à Anvers, en Belgique, du 8 au 16 mars 2019.

Nous lui avons demandé de nous parler du concours de Kyoto et de ses attentes pour celui d’Anvers, en mars.

Comment vous sentez-vous, après avoir remporté le site de Meilleur sommelier d’Asie et d’Océanie 2018 ?

Le concours a été vraiment difficile, du premier examen théorique à la finale. Je devrai certainement pratiquer encore plus, pour avoir du succès en Belgique.

Quel sera l’impact du titre de Meilleur sommelier d’Asie et d’Océanie 2018 sur votre carrière, selon vous?

Bien entendu, l’impact sera considérable, mais je ne veux pas trop y penser, présentement. Je veux me concentrer sur le concours mondial, en mars.

Quels sont vos plans d’avenir ?

Pour être honnête, je n’ai aucun plan, présentement. Tout ce que je peux dire, c’est que je rêve de devenir champion du monde, comme Tasaki Shinya-san, le président de notre Association des sommeliers japonais.

Comment contribuer à la promotion des spécialités de votre pays, à l’échelle internationale ?   

Il y a beaucoup de restaurants japonais, dans le monde, alors il est tout à fait possible d’y faire la promotion de notre culture gastronomique – avec des boissons comme le saké japonais, par exemple. Mais il pourrait également être intéressant de présenter des vins japonais. Nous avons de très beaux cépages indigènes, au Japon, comme le Koshu ou le Muscat Bailey A, et nous produisons également de très bons vins à partir de cépages internationaux comme le merlot, à Nagano, ou le pinot noir, à Hokkaido.

Vous êtes qualifié pour le concours du Meilleur sommelier du monde ASI, en Belgique. Quelles sont vos attentes ?

En tant que sommelier japonais, j’aime vraiment représenter l’hôtellerie-restauration japonaise. Bien entendu, je veux être finaliste et gagner le concours ! Je vais continuer à étudier et à me concentrer, et je vais faire de mon mieux.

Comment se porte la profession de sommelier dans votre pays?

Le métier de sommelier est très connu, en fait, grâce à Tasaki Shinya-san. Mais de façon générale, l’industrie hôtelière, y compris les métiers de sommelier ou de cuisinier, n’ont pas une très bonne image, au Japon. Beaucoup de jeunes pensent que c’est un travail difficile (mais, au fond, tous les métiers sont un peu difficiles, non?), avec de longues heures, des mauvais salaires, etc. Je voudrais vraiment que ma carrière de sommelier contribue à transformer cette image. C’est pourquoi il est très important pour moi de participer aux concours ASI. Et de gagner !

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