MENU CLOSE

Impressions d’un concours

Lors d’un concours du Meilleur sommelier du monde, il n’y a qu’un seul gagnant. À Anvers, il y avait donc 65 candidats qui ne devaient pas parvenir au sommet. Les impressions des demi-finalistes et des autres candidats, au lendemain du concours, couvrent ainsi tout le registre des émotions, de la plus grande fierté à la plus profonde déception. Quel que soit le résultat individuel, tous et chacun saluent toutefois la qualité du programme et les occasions d’apprendre offertes tout au long de la semaine.

Les candidats devaient être bien préparés, soulignait le demi-finaliste canadien Pier-Alexis Soulière. « C’est le championnat du monde, il faut s’attendre à tout, » résumait-il au lendemain du premier tour. Andrea Martinisi, demi-finaliste néo-zélandais, témoignait également du caractère exigeant du concours du Meilleur sommelier du monde ASI. « Sur le plan des émotions, c’est un peu comme des montagnes russes. Il se passe beaucoup de choses. Les journées ont été dures, mais j’ai fait de mon mieux, alors je n’ai pas de regrets. » Même sentiment pour Loïc Avril, d’Australie, qui aurait bien espéré se retrouver en finale. « C’est un marathon. Une course très longue. Il faut prendre les choses pas à pas, » expliquait-il, en ajoutant que l’attente entre la fin de la demi-finale, mercredi, et l’annonce des finalistes, vendredi, était particulièrement éprouvante – même si les master classes aident à garder de bonnes dispositions.

Fredrik Lindfors, de Suède, restait bien positif après la fin des demi-finales. « La compétition est féroce, et du coup, tout est extrêmement serré. Mais j’ai simplement cherché à bien profiter de tout et je me suis bien amusé. »

Malgré une profonde déception, au lendemain d’une finale qui n’avait pas été à la hauteur de ses propres attentes, Raimonds Tomsons parlait avec éloquence des sacrifices effectués, comme jeune père, afin de consacrer les nombreuses heures quotidiennes requises pour se préparer au mondial (« J’ai une épouse merveilleuse, » disait-il notamment avec conviction). Il mentionnait aussi avoir beaucoup aimé ce que les demi-finales lui avaient réservé : « C’était très dynamique, très rapide, beaucoup de dégustations, avec des épreuves pratiques très précises, aussi – au total, c’était très dur. » Ne reculant pas devant les défis, il a annoncé sa volonté d’être de nouveau au rendez-vous mondial en 2022.

D’autres, comme Martynas Pravilonis, soulignaient aussi l’impact de la visibilité croissante du concours : « Je crois que toute la profession de sommelier en profitera, parce que c’est un tellement bon spectacle, » résumait le demi-finaliste lithuanien.

Plusieurs de ceux qui n’avaient pas passé le premier tour traçaient un bilan entièrement positif de leur expérience. Dustin Chabert, le premier candidat américain présent au mondial depuis belle lurette, ne se laissait surtout pas abattre par son élimination, qu’il voyait comme « un verre à demi-plein. » « Parler de vin avec des gens de 65 pays différents, c’est vraiment incroyable, » écrivait-il sur Facebook après la fin de ses épreuves. Et il est bien vrai que ces conversations internationales et les nouveaux horizons qu’elles ouvrent sont un élément essentiel du concours du Meilleur sommelier du monde ASI.

Abonner ASI News

enEnglish frFrançais