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Un vent de jeunesse serait-il en train de toucher la profession de sommelier ?

L’image du sommelier professionnel a longtemps été construite sur l’idéal de l’expérience. De longues années de travail dans le domaine des vins et du service étaient alors vues comme la seule façon d’atteindre l’équilibre entre théorie et pratique.

Or les dernières statistiques suggèrent que cette image est en train de changer. Notre profession semble rajeunir. Les inscriptions en instituts de formation de sommeliers sont à la hausse. Les diplômés de ces programmes trouvent de bons emplois. En outre, le tout nouveau Meilleur Sommelier du Monde, l’Allemand Marc Almert, n’est âgé que de 28 ans.

La profession a toujours possédé une certaine noblesse et magie. Cela ne date pas d’hier. Mais alors, qu’est-ce qui a changé ?

Un début de réponse repose en ce que, à l’ère du numérique, la connaissance du vin est plus que jamais facile d’accès. La nouvelle génération de « digital natives » n’hésite pas à utiliser Internet et d’autres ressources en ligne pour améliorer sa compréhension du vin, surtout si cela peut les aider à progresser professionnellement.

L’amélioration de la disponibilité des vins internationaux aux quatre coins du monde peut également jouer un rôle. Grigoriy Chegodaev, nouvellement élu Meilleur sommelier de Russie, a récemment déclaré que le cépage Poulsard jurassien faisait partie de ses favoris et a référencé un Pinot noir des Côtes du Jura dans son entreprise d’importation russe. Avant la mondialisation, une expertise si approfondie de l’une des régions les plus méconnues de France n’était pas envisageable.

Enfin, les différentes associations nationales de sommeliers ont clairement mis l’accent sur la nécessité d’attirer la prochaine génération de talents. Dans l’entretien réalisé pour cette newsletter, Giuseppe Vaccarini MSM®, président de l’ASPI, nous décrit en détail les nouvelles options de formation disponibles en Italie pour les jeunes professionnels. En outre, de nombreuses organisations membres de l’ASI proposent désormais des concours du Meilleur sommelier Junior. La Slovaquie et l’Italie en sont des exemples récents parmi tant d’autres. Ces concours donnent aux jeunes professionnels de l’œnologie l’opportunité de mettre leur talent en pratique de façon concrète. L’affirmation qu’ils reçoivent, et l’attention de potentiels futurs employeurs, est inestimable pour leur entrée sur le marché du travail.

Pour l’ASI, ces développements sont louables et pertinents. À l’instar du marché du vin, plus développé, notre profession dispose de beaucoup de place pour se développer. Nous accueillons aujourd’hui les jeunes talents, qu’ils soient déjà sur le marché du travail ou en formation, ainsi que ceux qui rêvent déjà de leur avenir de professionnels du vin.

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