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Niels Toase, nouveau président au Luxembourg

L’Association luxembourgeoise des Sommeliers s’est choisi un nouveau venu, Niels Toase, comme  président. Il succède au président sortant Gérard Guyon au sein du comité exécutif. Toase dirigera désormais l’association avec à peu près 80 membres dans leur travail vers la perfection dans le service et, bien sûr, vers la sélection du meilleur sommelier luxembourgeois. Le nouveau président a exprimé sa reconnaissance pour son élection et son envie de cultiver davantage la reconnaissance des femmes, de jeunes et de diverses nationalités en matière de sommellerie.

Un entretien avec Niels Toase de Luxembourg

Niels Toase a suivi une formation en gestion hôtelière en Allemagne d’abord. Il a étudié la sommellerie plus tard, à Dinard, en France auprès de Christian Stévanin, et ensuite, il a suivi le programme WSET. Comme étudiant, il a participé à des compétitions de sommeliers en 2008. Après avoir terminé ses études, il a fait une pause. En 2014, il reprend la compétition et remporte le championnat du Luxembourg.

Q1. Qu’est-ce qui vous a poussé à poser votre candidature au poste de président de l’association ?

On m’a demandé de me présenter pour le vote. Au début, j’hésitais, mais je croyais vraiment que nous avions besoin d’un changement. J’ai donc posé ma candidature et j’ai été élu.

Q2. Quels sont vos projets pour l’avenir de l’association ?

Nous essayons vraiment de devenir plus dynamiques. Nous nous efforçons d’attirer de nouveaux membres et d’investir dans nos membres actuels grâce aux différents programmes d’éducation et à des visites de vins. Nous espérons également envoyer plus de nos sommeliers pour le diplôme ASI.

Notre but est d’augmenter le nombre de nos membres et de leur offrir de meilleures méthodes d’éducation.

Q3. Comment vous voyez l’avenir de la profession de sommelier dans votre pays ?

Nous avons besoin de personnes hautement qualifiées dans notre métier qui sont capables de faire plusieurs tâches et avec un grand intérêt pour le monde des vins. Notre pays offre des possibilités fantastiques et de superbes vins. En ce moment dans la Moselle du Luxembourg, on a de nombreux nouveaux viticulteurs avec des idées fraîches, avides d’améliorer constamment nos vins locaux. Nous souhaitons devenir les meilleurs ambassadeurs possibles de nos vins.

Q4. Quel est maintenant le plus grand défi à relever pour les sommeliers au Luxembourg?

Il est évident que nous avons du mal à recruter de nouveaux et plus jeunes sommeliers au Luxembourg même si je sais que c’est un défi mondial. Ceci est associé à de nombreuses causes, comme par exemple les heures de travail dans la restauration et l’hôtellerie. Nous constatons que pour réduire des coûts du personnel, de nombreux restaurants n’embauchent plus de sommeliers. Cela s’explique souvent par le fait que les clients boivent moins dans les restaurants et les bars à présent. Cette tendance est bien réelle et je suis sûr qu’elle ne s’arrêtera pas de sitôt.

Mais d’abord nous devons nous rappeler pourquoi les gens vont au restaurant. Il ne s’agit pas seulement de prendre un certain nombre bien défini de calories, il s’agit aussi de s’amuser, de se divertir, de partager une expérience gastronomique et œnologique avec d’autres personnes. Les gens boivent moins, c’est un fait, mais ils veulent toujours déguster de bons vins. Cela dit, les clients d’aujourd’hui sont beaucoup plus conscients de la qualité et du prix des vins qu’il y a quelques années. Un sommelier humble et compétent dans son métier apportera toujours quelque chose de spécial à la salle à manger et sera rémunéré. Je crois qu’il est important de le rappeler à nos collègues du secteur de la restauration et de l’hôtellerie.

 

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