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Entretien avec le nouveau président de l’Association française des sommeliers – Philippe Faure-Brac

Philippe Faure-Brac est président de l’Association française des sommeliers (UDSF Union de la Sommellerie Française). Il a été élu pour la première fois à ce poste pour trois ans en 2016 et a été réélu récemment jusqu’en novembre 2022. Faure-Brac, qui a obtenu le titre de Meilleur Sommelier du Monde en 1992 à Rio de Janeiro, a longtemps été un représentant de haut niveau de la profession. Il a publié de nombreux livres et a animé ou participé à de nombreuses émissions de télévision et de radio, ce qui a contribué à accroître la capacité de l’Association française à sensibiliser le public.

Q : L’UDSF compte actuellement 1 300 membres, ce qui est remarquable à bien des égards! Néanmoins, si on le compare au Japon, ce chiffre semble moins impressionnant, surtout que la France est considérée comme le berceau de la profession. Comment comprenez-vous ce phénomène?

La population des sommeliers est assez importante, environ 1300 d’entre eux étant membres de l’Association des sommeliers.

Le Japon a obtenu un nombre de membres fantastique parce qu’il met beaucoup l’accent sur le succès et les réalisations au sein de cette association. Les sommeliers individuels ont de nombreuses chances de se faire reconnaître.

En France, la longue histoire de la profession remarquablement reconnue et estimée place la barre beaucoup plus haut pour tout membre indépendant de l’association qui s’efforce d’obtenir ces mêmes niveaux de reconnaissance.

Q : Comment voyez-vous la fonction de l’association dans la profession et qu’est-ce qui a changé depuis que vous êtes président de l’UDSF?

L’objectif de mon travail, en collaboration avec tous les 21 présidents régionaux, est de promouvoir l’amélioration de la formation, une plus grande reconnaissance de la profession et d’embaucher les sommeliers dans les restaurants.

Q : Quels sont vos projets pour l’avenir (de l’association)?

Le rôle de l’association se résume en trois points : former, informer et rassembler.

Q :  Quel est le plus grand enjeu auquel les sommeliers de France sont confrontés aujourd’hui ?

Le renouvellement et le développement de l’association dépendent des jeunes.

Q : Quel est votre plan pour attirer plus de sommeliers dans l’UDSF ?

Nous collaborons étroitement avec le ministère de l’Éducation à la sensibilisation à la profession. Grâce au travail persévérant de notre équipe de relations publiques, nous avons amélioré les circuits d’information sur notre site et élaboré divers réseaux, un bulletin national et l’accès aux médias traditionnels.

Notre objectif est d’encourager les jeunes professionnels à devenir des sommeliers et de les engager le plus rapidement possible dans la vie associative à travers le soutien, notamment pendant la formation.
Un système de bourses permet à certains d’entre eux de recevoir une aide financière pour leurs études.
De nombreux partenaires se sont joints à nous pour réaliser différents projets.

Enfin, nous voyons la nécessité d’être fédérés, parce que la société à but commun est la seule façon pour nous de faire progresser nos activités et de promouvoir l’avenir de notre profession.

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