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Entretien avec Giuseppe Vaccarini

L’expert italien en vin Giuseppe Vaccarini a commencé sa carrière en tant que sommelier professionnel et a reçu le titre de « Meilleur sommelier du monde » en 1978. De 1978 à 1983, il a été directeur du célèbre restaurant de Milan « Gualtiero Marchesi. » Il a été président de l’Association Italienne des Sommeliers (AIS, 1999 – 2002) et président de l’Association de la Sommellerie Internationale (ASI, 1996 – 2004). En plus de nombreux postes d’enseignant, de conseiller et d’expert, Vaccarini est également l’auteur de nombreux livres et publications spécialisées sur les thèmes du vin et de l’alimentation. Vaccarini est actuellement président fondateur de l’association italienne de sommellerie professionnelle – Associazione della Sommellerie Professionale Italiana – (ASPI).

1) Comment le diplôme de l’ASI a-t-il évolué depuis sa création il y a 8 ans ?

GV : Nous pouvons sincèrement remercier Shinya Tasaki, qui au début de sa première présidence en 2011, a reconnu la nécessité et l’urgence de mettre en place une qualification internationale pour les sommeliers et m’a confié personnellement la formation de la Commission d’examen de l’ASI avec pour objectif principal de certifier professionnellement ceux qui étaient en mesure de réussir les tests d’examens, qui ont débuté en 2012.

Des progrès géants ont été réalisés depuis cette première session d’examen jusqu’à aujourd’hui, tant en termes du nombre croissant de postulants professionnels qui ont obtenu une certification internationale que pour l’appellation de sommelier – y compris les jeunes – qui considèrent ce diplôme international comme un outil solide pour mettre en valeur non seulement leur profession, mais aussi leur propre CV.

2) Comment les sommeliers peuvent-ils mettre en valeur leur titre après avoir reçu le diplôme ? Comment cela les aide-t-il dans leur carrière individuelle ? Et enfin comment le diplôme aide-t-il l’ASI en tant qu’organisation ?

GV: Pour les jeunes en particulier, il est clair que le diplôme international n’est pas seulement une question de satisfaction personnelle, mais aussi un vecteur important dans leur travail en matière d’avancement professionnel afin d’obtenir des postes à  plus grande responsabilité et une rémunération adéquate.

Sa valorisation par les experts est une affirmation du succès de cette formation, et chaque année qui passe confirme le niveau élevé du diplôme par rapport aux différentes certifications internationales. Après tout, il est unique dans la mesure où l’ASI est la seule organisation internationale et professionnelle à délivrer un tel certificat et confirme ainsi le caractère incontestable du sérieux avec lequel il est organisé.

3) Comment les candidats de cette année ont-ils changé pour refléter le développement de notre secteur dans une direction plus inclusive et moins exclusive ? Quelles tendances, le cas échéant, voyez-vous ?

GV : J’ai pu constater un grand intérêt de la part des candidats potentiels désireux d’approfondir leurs connaissances sur les questions relatives à la profession (dégustation, accord mets-vins, autres boissons, viticulture, etc.), pour obtenir cette reconnaissance si convoitée de l’ASI.

J’ai perçu une tendance chez certains à sentir la nécessité d’une reconnaissance par la qualification en comparaison avec d’autres collègues d’autres pays et la possibilité de saisir ainsi de nouvelles opportunités d’emploi.

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