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Un peu de ciel bleu dans une période difficile : Découvrez les candidats du concours du MEILLEUR SOMMELIER D’EUROPE & D’AFRIQUE !

A partir de ce mois-ci, nous profiterons du report du concours du MEILLEUR SOMMELIER D’EUROPE & D’AFRIQUE dû au Corona pour faire connaissance avec les candidats ! Avec une série de questions, nous organisons une table ronde avec les candidats sélectionnés pour parler des similitudes, des différences, des défis et des succès sur la voie du TITRE DE MEILLEUR SOMMELIER D’EUROPE & D’AFRIQUE 2020.

En premier lieu : Eric Zwiebel, de l’hôtel Summer Lodge dans le Dorset, en Angleterre, représentant le Royaume-Uni ; et Salvatore Castano, chef-sommelier chez Friarwood Fine Wines, représentant l’Italie.

Pouvez-vous chacun vous présenter ?

Salvatore Castano : Je m’appelle Salvatore Castano, je suis né en Sicile mais j’ai déménagé à Londres il y a environ 5 ans. Je travaille dans l’hôtellerie depuis 12 ans et comme sommelier depuis 5 ans. Mon rêve est de devenir un ambassadeur des vins siciliens pour le monde entier.

Eric Zwiebel : je suis Eric Zwiebel, chef-sommelier au Summer Lodge depuis juillet 2004. Né en Alsace, j’ai commencé très tôt ma carrière de sommelier en aidant mes parents dans leur restaurant. J’ai travaillé comme sommelier pendant 5 ans à Paris, après quoi je suis allé en Angleterre approfondir mes connaissances des différentes régions viticoles et suivre les cours proposés par la Court of Master Sommeliers. J’ai obtenu la qualification MS en 2001. Tout aussi importante est ma gratitude envers le grand Gérard Basset MW MS OBE / Meilleur Sommelier du Monde ASI 2010, qui a été mon inestimable mentor.

1) Pourquoi avez-vous décidé de participer au MSEA ?

SC : J’ai commencé à participer à des concours de sommellerie en 2017 et j’apprécie la façon dont cela me pousse à améliorer mes connaissances et à toujours essayer d’obtenir un meilleur résultat. Je rêve de représenter mon pays au concours mondial.

EZ : C’était un chemin difficile. J’étais amer après Anvers et je voulais vraiment m’arrêter. Mais j’ai discuté avec quelques amis et je leur ai demandé ce qu’ils penseraient si j’essayais à nouveau. Miroslav m’a dit : ne laisse rien t’empêcher de tenter à nouveau ta chance, car les compétitions, c’est ta passion. Il a raison… Du fin fond de mon âme, j’aime la compétition, avoir un défi et rencontrer tous les candidats du monde entier.

2) Qu’espérez-vous ramener du concours du MSEA – à part le titre ?

EZ : Le MSEA est une bonne expérience, qui reproduit le haut niveau et la formation fantastique nécessaires avant le MSM prévu en 2022. Grâce aux concours, j’ai rencontré tellement de gens qui sont devenus des amis par la suite, et je leur ai rendu visite, découvert leurs pays viticoles et aussi leurs cultures.

SC : Je pense qu’un concours aussi important nous fera vivre de grandes expériences. Apprendre à connaître les meilleurs sommeliers d’Europe et d’Afrique et penser que vous êtes en compétition parmi eux n’a pas de prix. C’est la meilleure chose qui puisse arriver à quelqu’un qui aime ce métier.

3) Comment vous êtes-vous préparé au concours ces derniers mois ? Soyez aussi précis ou général que vous le souhaitez.

EZ : Dégustations, voyage (pas facile avec la Covid 19 !), différents scénarios d’épeuves. J’ai une équipe fantastique de collègues, d’amis et de famille autour de moi pour m’aider.

SC : Je me prépare depuis un an déjà. Le plus dur, c’est la théorie, il faut trouver le temps d’étudier tout en travaillant, ce qui veut dire qu’on ne peut pas beaucoup dormir. Il faut aussi se concentrer sur la dégustation à l’aveugle de vins et de spiritueux. J’ai beaucoup de chance car j’ai quelques amis à Londres qui m’aident chaque jour dans ce domaine. Pour la partie pratique, je pense que la meilleure formation en matière de service est celle qu’on pratique au restaurant.

4) Comment avez-vous géré le temps supplémentaire par rapport aux concours antérieurs au Corona ?

SC : Ça fait 5 mois de plus pour me préparer encore mieux !

EZ : Le temps passé à étudier a été incroyable, je n’ai jamais eu autant de temps pour trouver des informations tout en restant détendu. Comme nous sommes de retour au travail depuis le 4 juillet, j’ai pu me rattraper sur les points pratiques et la dégustation. Le contexte est différent maintenant, car nous sommes tellement occupés à l’hôtel que le boulot est de nouveau passé au premier plan.

5) Quel type de mesures ont été prises dans votre pays pour aider la gastronomie et la sommellerie ?

SC : Le Royaume-Uni a aidé le secteur de l’hôtellerie et de la restauration avec le programme Furlough. Le gouvernement paie jusqu’à 80 % des salaires des entreprises touchées par la crise provoquée par cette pandémie. Ce programme prendra fin en octobre et, par la suite, un autre programme sera mis en place pour ceux qui ont réussi à conserver leur emploi. Dès que les restrictions ont été assouplies, le gouvernement a également mis en place un programme « Eat Out Help Out », dans le cadre duquel un pourcentage du coût de votre repas est pris en charge par le gouvernement. Mais ce programme ne couvrait ni le vin ni les boissons alcooliques. Malheureusement, tout cela prendra fin peu après le mois d’octobre, et nous n’avons donc aucune idée de ce qui va arriver au secteur de l’hôtellerie et de la restauration. Il y a déjà eu tellement de pertes que chaque jour, j’entends parler de quelqu’un qui quitte le pays en laissant ses rêves derrière lui.

EZ : Je suis d’accord. Et comme dans tous les pays : des masques, du gel désinfectant, une tablette pour la carte des vins, et la distance de sécurité à respecter !

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